Phobie sociale et scolaire : tests pour comprendre, repérer… et avancer
- Tom Brito

- 14 nov. 2025
- 4 min de lecture
Vous connaissez ce nœud dans la gorge ? Ce petit vertige quand il faut parler, se montrer, entrer quelque part ? On croit parfois être “fragile”. En réalité, on traverse juste une bataille que beaucoup mènent en silence.
Allons doucement. Juste des mots clairs, une lumière simple. L’objectif : comprendre… et desserrer un peu l’étau.
Test phobie sociale : un repère (pas un verdict)
Un test peut donner une piste. Souvent, on utilise le SPIN (Social Phobia Inventory) ou la version courte Mini-SPIN. Ils mesurent gêne, évitement, peur du jugement. Mais ce n’est pas un diagnostic : juste un miroir.
Test phobie scolaire
Pour la phobie scolaire, on observe l’angoisse intense liée à l’école : pleurs, blocages, douleurs physiques, évitement massif. Le diagnostic repose surtout sur l’entretien clinique, pas sur un test unique.
Quels sont les signes de la phobie sociale ?
Rougissements, tremblements, cœur rapide
Peur d’être observé ou jugé
Évitement des soirées, réunions, appels
Sensation d’être “coincé”, “pas normal”
Rumination avant et après chaque interaction
Et les signes de la phobie scolaire ?
Crises avant d’aller en cours
Absences répétées
Syndrome “jambe coupée” chaque matin
Peur d’humiliation ou de conflits à l’école
Isolement, chute des résultats, troubles du sommeil
Est-ce lié au terrorisme ?
Non. La phobie sociale et la phobie scolaire ne sont pas des formes de radicalisation ni liées à la violence. Ce sont des troubles anxieux, pas des comportements extrémistes.
Est-ce une maladie mentale ?
On parle plutôt de trouble anxieux. Ce n’est pas une “folie”, mais un système nerveux qui réagit trop fort.
Comment surmonter la phobie sociale ?
On avance par petites marches. Parfois minuscules. Voici les outils les plus utiles
TCC (thérapies cognitives et comportementales) : la référence
Exposition progressive : étape après étape
Respiration + ancrage corporel
Restructuration des pensées
Entraînement aux compétences sociales
Quelle thérapie pour l’anxiété sociale ?
Les TCC sont les plus validées scientifiquement, souvent combinées à la pleine conscience.
Quel est le meilleur antidépresseur ?
Je ne peux pas recommander un médicament précis. En général, les cliniciens utilisent des ISRS (paroxetine, sertraline, escitalopram…), mais seul un médecin peut décider. Le traitement est toujours personnalisé.
Comment faire pour ne plus avoir de phobie ?
On ne “supprime” pas une phobie. On la transforme. On apprend à respirer dans l’espace qu’elle occupe, puis on l’apprivoise. Exposition douce, thérapie, soutien : le trio gagnant.
Comment j’ai guéri de mon anxiété généralisée ?
Souvent, ceux qui en sortent racontent : thérapie régulière, routines apaisantes, identification des déclencheurs, sport léger, restructuration des pensées catastrophistes, sommeil retrouvé. Rien de magique, juste de la constance.
Et la phobie de l’abandon ?
Elle vient souvent d’attachements anciens fragiles. On la traverse avec un travail profond : estime de soi, ancrage affectif, relations sécurisantes. Souvent accompagné d’un thérapeute.
Comment la phobie sociale affecte les couples ?
Elle peut créer des quiproquos : l’autre croit qu’on se désintéresse, qu’on fuit. En réalité, on a peur. La clé : communication simple et régulière.
Comment se décoincer socialement ?
Mini-expositions (5 secondes, puis 10, puis 30)
Observer au lieu de performer
Se donner le droit d’être maladroit
Arrêter le “je dois impressionner”
S’entraîner dans des contextes sûrs
Différence entre phobie sociale et autisme
Phobie sociale : peur du jugement + évitement. Le désir d’être avec les autres est là, mais la peur bloque.
Autisme : fonctionnement neurodéveloppemental, difficultés persistantes dans la communication sociale, intérêts spécifiques, sensorialité particulière. Ce n’est pas une peur, mais une façon différente de percevoir le monde.
Symptômes de l’isolement social
Perte de motivation
Retrait progressif des échanges
Sensation d’être “à côté de la vie”
Sommeil dérangé
Pensées de dévalorisation
Diminution de l’énergie
La solitude prolongée n’est pas un défaut. C’est un signal. Un petit phare qui dit : “Hé, tu mérites de l’aide.”
Note auteur :Tom Brito
Sources : psychologie clinique, recherches sur les troubles anxieux, guides TCC, ressources internationales spécialisées.
Disclaimer : informations générales, pas un avis médical.

Test 1 : phobie sociale
Répondez de 0 à 4 : 0 = jamais / 1 = rarement / 2 = parfois / 3 = souvent / 4 = toujours
Avez-vous peur que les autres vous observent ?
Évitez-vous les soirées ou réunions même sympas ?
Votre cœur s’emballe-t-il quand vous devez parler ?
Avez-vous peur de paraître “bête” en public ?
Anticipez-vous trop les situations sociales ?
Repensez-vous longtemps à vos interactions ?
Avez-vous du mal à regarder les gens dans les yeux ?
Vous sentez-vous coincé quand il faut demander quelque chose ?
Évitez-vous des lieux juste par peur du jugement ?
Vous sentez-vous “hors du monde” en présence des autres ?
0–10 : timidité normale.
11–20 : anxiété sociale légère.
21–30 : anxiété sociale modérée.
31–40 : phobie sociale probable.
41+ : besoin d’un avis pro (doucement, sans panique).
Ce test s’inspire des échelles SPIN / Mini-SPIN, sans les remplacer.
Test 2 : phobie scolaire (adolescents / jeunes adultes)
Répondez par : 0 = non / 1 = un peu / 2 = souvent / 3 = très souvent
Avez-vous une boule au ventre en pensant à l’école ?
Avez-vous des douleurs physiques le matin (ventre, tête) ?
Évitez-vous l’école en inventant des excuses ?
Avez-vous peur d’être humilié(e) en classe ?
Avez-vous du mal à dormir avant un jour d’école ?
Ressentez-vous une panique à l’idée d’entrer dans une salle ?
Avez-vous perdu des amis ou vos repères à cause de l’angoisse ?
Pensez-vous souvent “je n’y arriverai jamais” ?
Pleurez-vous ou vous bloquez-vous au moment de partir ?
Votre corps réagit-il comme s’il disait “stop” ?
0–6 : stress scolaire classique.
7–15 : anxiété scolaire notable.
16–24 : phobie scolaire possible.
25–30 : phobie scolaire probable → consulter un pro.
Inspiré des critères cliniques du trouble anxieux scolaire.
Un petit mot doux pour finir
Ces tests ne sont pas des juges. Ce sont juste des lampes. Si ça éclaire trop fort, parlez-en à quelqu’un. Vous n’êtes pas cassé(e). Vous êtes juste humain(e).




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