La thérapie d'acceptation et d'engagement
- Tom Brito

- il y a 2 jours
- 6 min de lecture
On passe beaucoup de temps à lutter.
Contre les pensées. Contre les émotions. Contre ce qui dérange.
La thérapie d’acceptation et d’engagement ne propose pas de gagner ce combat.
Elle propose autre chose.
Apprendre à avancer, même quand l’inconfort est là.
Sans se nier. Sans se figer. Juste vivre, pleinement.
Dans les démarches de psychoéducation et d’accompagnement en santé mentale, beaucoup de personnes décrivent la même chose : une lutte constante contre leurs pensées, leurs émotions, leur anxiété. L’ACT part précisément de cette expérience humaine très fréquente.
Qu’est-ce que la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) ?
L’ACT est une thérapie comportementale et cognitive de troisième vague.
Elle a été développée dans les années 1980 par Steven C. Hayes.
Son objectif principal n’est pas de supprimer les symptômes.
Mais d’augmenter la flexibilité psychologique.
Autrement dit : la capacité à rester en contact avec le moment présent.
Et à agir en accord avec ses valeurs.
Sur quoi repose la thérapie ACT ?
L’ACT repose sur six processus fondamentaux :
l’acceptation
la défusion cognitive
le contact avec le moment présent
le soi comme contexte
les valeurs
l’action engagée
Ces processus travaillent ensemble.
Ils ne visent pas le contrôle.
Mais l’ajustement.
Que signifie “acceptation” en ACT ?
L’acceptation n’est pas la résignation.
Ce n’est pas aimer ce qui fait mal.
C’est arrêter de lutter contre ce qui est déjà là.
Accueillir pensées, émotions et sensations.
Sans jugement.
Sans tentative immédiate de les faire disparaître.
Qu’est-ce que l’engagement en ACT ?
L’engagement concerne l’action.
Pas n’importe laquelle.
Des actions alignées avec vos valeurs.
Même si l’anxiété est présente.
Même si le doute persiste.
L’ACT aide à choisir une direction.
Et à avancer, pas à pas.
Quels sont les bienfaits de la thérapie ACT ?
Les bénéfices observés incluent :
une meilleure tolérance émotionnelle
une diminution de l’évitement
une relation plus souple aux pensées
un sentiment de sens renforcé
une amélioration de la qualité de vie
L’ACT ne promet pas l’absence de souffrance.
Elle vise une vie plus riche, malgré elle.
Pour quels troubles l’ACT est-elle utilisée ?
L’ACT est utilisée dans de nombreux contextes :
anxiété et stress chronique
dépression
douleur chronique
addictions

Thérapie ACT : avancer même quand ça coince
On passe du temps à lutter.
Contre l’anxiété. Contre les pensées intrusives.
Contre la rumination. Contre la culpabilité.
L’ACT ne promet pas “zéro douleur”.
Elle vise une vie plus vivante, malgré l’inconfort.
À lire comme il faut :
Ce texte décrit une approche de psychothérapie.
Il ne remplace pas un avis de psychologue ou psychiatre.
Si vous allez très mal, demandez une aide rapide.
Ce contenu s’inscrit dans une démarche de psychoéducation, basée sur la littérature scientifique en psychologie clinique et les modèles issus des thérapies cognitivo-comportementales, notamment l’ACT.
A quoi se rattache la thérapie d’acceptation et d’engagement (ACT) ?
L’ACT est une thérapie issue des TCC.
On parle parfois de “troisième vague”.
Elle a été développée par Steven C. Hayes et collègues.
Son cœur : la flexibilité psychologique.
En clair : rester présent, puis agir selon vos valeurs.
Repère source : Hayes, Strosahl, Wilson décrivent l’ACT et ses 6 processus (acceptation, défusion, présent, soi, valeurs, action). Référence (éditeur Guilford)
Repère source : l’ouvrage fondateur (1999) présente l’ACT comme approche expérientielle du changement. PDF (Hayes, 1999)
Sur quoi repose l’ACT ? Le fameux “Hexaflex”
L’ACT travaille 6 compétences, ensemble.
Acceptation : faire de la place à l’inconfort.
Défusion cognitive : voir une pensée comme… une pensée.
Moment présent : revenir au ici et maintenant.
Soi comme contexte : “je ne suis pas mes pensées”.
Valeurs : ce qui compte vraiment, pour vous.
Action engagée : des pas concrets, même petits.
Repère source : présentation grand public du modèle ACT et du “soi observateur”. Hexaflex (ressource pédagogique)
“Acceptation” ne veut pas dire “résignation”
Non, l’acceptation n’est pas “je laisse tomber”.
C’est “j’arrête de me battre avec l’intérieur”.
La douleur est là ? OK, on la reconnaît.
Et on choisit quand même une direction utile.
Pour qui l’ACT est souvent pertinente ?
Ça peut aider si vous vivez :
de l’anxiété et des attaques de panique,
une dépression avec ruminations,
du stress chronique ou un burnout,
des phobies et de l’évitement,
une douleur chronique qui fatigue le moral,
des addictions ou comportements compulsifs.
Moins prioritaire si :
vous cherchez une “technique” qui efface tout, vite.
vous êtes en crise aiguë et non accompagné(e).
vous avez besoin d’abord de sécurité et stabilisation.
Dans le doute :
Parlez-en à un psychologue ou psychiatre.
Est-ce que ça marche ? Ce que dit la recherche
L’ACT est étudiée dans plusieurs contextes.
Les résultats varient selon les troubles et les protocoles.
Mais beaucoup d’études suivent la même idée :
améliorer la flexibilité psychologique aide au quotidien.
Exemple de revue récente (adolescents, anxiété et dépression) : méta-analyse sur l’efficacité de l’ACT et les processus de changement. Revue / méta-analyse (Journal of Affective Disorders, 2024)
Exemple méta-analyse sur interventions ACT et stress (jeunes) : Revue + méta-analyse (Psychotherapy and Psychosomatics)
Repère “cadre clinique” : l’ACT est décrite comme psychothérapie TCC visant la flexibilité psychologique. Description synthétique (registry de bonnes pratiques)
Phrase EEAT à garder :
L’ACT ne “guérit” pas à coup sûr.
Elle peut réduire l’évitement et améliorer la qualité de vie.
Une séance d’ACT, ça ressemble à quoi ?
Souvent, c’est très concret.
Vous arrivez avec une situation réelle.
Un conflit. Une peur. Une obsession. Une fatigue.
Le thérapeute aide à repérer le “piège”.
Typique : éviter, contrôler, se juger.
Puis vous testez une alternative, ici, maintenant.
Respiration, ancrage, défusion, mini-action alignée valeurs.
3 micro-exercices ACT, simples et sans danger
1) “Merci, mental”
Une pensée anxieuse arrive ?
Dites : “Merci, mental”.
Vous ne la combattez pas. Vous la remarquez.
2) La phrase “Je remarque que…”
Au lieu de “Je suis nul(le)”, essayez :
“Je remarque que j’ai la pensée que je suis nul(le)”.
Ça crée de l’air. Un petit espace.
3) Le pas de 2 minutes
Choisissez une valeur : respect, santé, lien.
Puis une action de 2 minutes.
Un message. Un verre d’eau. Une marche courte.
Petit pas. Grande logique.
Quand il faut consulter, sans attendre
Parfois, l’aide “bien-être” ne suffit pas.
Consultez un médecin, psychologue ou psychiatre si :
vous avez des idées noires persistantes,
vous dormez très mal depuis des semaines,
l’anxiété devient ingérable,
vous vous isolez,
vous perdez vos repères,
vous entendez ou voyez des choses inhabituelles.
Ce n’est pas un “échec”.
C’est une vraie prise en charge.
FAQ : ACT, anxiété, pensées, valeurs
L’ACT, c’est comme la méditation ?
Il y a de la pleine conscience, oui.
Mais l’objectif est l’action engagée, pas juste le calme.
Combien de temps avant de sentir un effet ?
Souvent, on voit des micro-changements vite.
Mais les vraies habitudes demandent des semaines.
Est-ce adapté à la dépression ?
Ça peut être une option, selon votre situation.
Un pro évaluera le meilleur cadre pour vous.
Et si mes pensées reviennent tout le temps ?
Normal. Le cerveau produit des pensées.
L’ACT entraîne votre relation à ces pensées.
Ça veut dire “accepter” une situation injuste ?
Non. Vous pouvez refuser l’injustice.
Vous acceptez surtout l’émotion présente, pour agir mieux.
L’ACT remplace un traitement ?
Non. Seul un médecin ajuste un traitement.
L’ACT peut être un complément, selon les cas.
Quelle différence avec une TCC “classique” ?
En TCC, on travaille souvent le contenu des pensées.
En ACT, on travaille surtout la fusion et l’évitement.
Est-ce qu’on parle beaucoup du passé ?
Parfois. Mais le focus est l’ici et maintenant.
Et ce que vous voulez construire, maintenant.
Nettoyage EEAT : phrases à risque et versions sûres
À éviter : “L’ACT guérit l’anxiété.”
À mettre : “L’ACT peut aider à mieux vivre l’anxiété.”
À éviter : “Ça marche à coup sûr.”
À mettre : “Les effets varient selon les personnes.”
À éviter : “Votre cerveau vous ment.”
À mettre : “Votre cerveau produit des pensées, parfois alarmistes.”
À éviter : “Faites ça au lieu de consulter.”
À mettre : “Ces outils ne remplacent pas une consultation.”
À éviter : “Si vous avez ça, vous êtes…”
À mettre : “Si vous reconnaissez ces signes, parlez-en à un pro.”
Note de l’autrice
Anastasia
Rédaction : santé mentale, psychoéducation, hygiène de vie.
Méthode : synthèse de sources, prudence clinique, langage simple.
Objectif : informer, pas diagnostiquer.
Disclaimer
Ce contenu est informatif.
Il ne remplace pas un avis médical.
En cas de souffrance importante, consultez un professionnel.
Les exemples et outils présentés ici sont utilisés à des fins informative et pédagogique. Ils ne remplacent pas une prise en charge psychologique ou un suivi médical adapté à votre situation personnelle.
Sources
Les sources citées ci-dessous proviennent de revues scientifiques à comité de lecture et d’ouvrages de référence utilisés en psychologie clinique et en recherche en santé mentale.
Hayes, Strosahl, Wilson — ACT et flexibilité psychologique (ouvrage de référence). Voir
Hayes (1999) — texte fondateur (PDF). Voir
Revue / méta-analyse ACT (2024) — anxiété et dépression (ados). Voir
Revue + méta-analyse ACT et stress (jeunes). Voir
Description synthétique ACT : psychothérapie TCC, flexibilité psychologique. Voir
Dernière mise à jour : janvier 2025.




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