UA-199771119-1
 
Rechercher

Le mal de tête, mal du siècle?


  • Les différents maux de tête

  • Céphalées primaires

  • Céphalées secondaires

Mal à la tête. Le problème est si fréquent !


Un coup de fatigue, un stress... et le mal de tête survient. Très souvent, il s'agit d'une céphalée de tension. La céphalée est le nom médical pour le mal de tête.


Il existe de très nombreux types de maux de tête ou céphalées que l’IHS (International Headache Society = Société internationale des céphalées) a individualisé selon des critères propres à chacune et qui permettent leur diagnostic.


Voici l'essentiel de ce qu'il faut retenir sur les symptômes... et pour savoir quand s'inquiéter.


Les différents maux de tête


Il existe deux grands types de céphalées : les primaires et les secondaires.


> Les céphalées primaires : elles sont considérées comme des maladies en elles-mêmes.


> Les céphalées secondaires : ces douleurs sont les symptômes d’une maladie, la manifestation d'une pathologie particulière.


Le diagnostic des différentes céphalées se fait par un médecin appliquant une démarche systématique qui est avant tout basée sur les signes cliniques.

Cette démarche clinique laisse une très grande part à l’interrogatoire (le médecin pose au patient d'innombrables questions sur ses douleurs, les circonstances de survenue...), et peut dans certains cas nécessiter la réalisation d’examens complémentaires notamment radiologiques.


Un médecin généraliste est le premier praticien à consulter, en cas de difficulté de diagnostic, ou de traitement, un neurologue peut aussi être consulté. Le patient peut également se rendre dans un centre anti-douleur.


Céphalées primaires


Ces maux de tête sont classés en quatre sous-catégories :


1 - Les migraines

Il arrive fréquemment que les gens traduisent leur mal de tête par une migraine. Or il faut bien faire la distinction entre la migraine et les autres céphalées.


La migraine est une douleur spécifique débutant le plus souvent par un côté de la tête (hémi-crânienne) et irradiant éventuellement vers le reste du crâne au fur et à mesure qu’elle augmente. C’est une douleur habituellement pulsatile, c'est-à-dire qu’elle « bat comme un pouls ». Elle est souvent associée à des symptômes comme des nausées, voire des vomissements, et à une gêne à la lumière et au bruit. La douleur migraineuse est aggravée par l’effort physique.


2 - Les céphalées de tension

Il faut savoir que les migraines et les céphalées de tension sont les maux de tête les plus fréquents. Certaines personnes peuvent être atteintes des deux.


La céphalée de tension est caractérisée par une sensation typique d’étau autour du crâne. La douleur est bilatérale et elle n’est pas pulsatile mais répond à une pression, comme le ferait un casque trop serré. Elle peut éventuellement être accompagnée d’une gêne au bruit ou à la lumière mais pas aux deux, et elle n’est pas aggravée par l’effort physique.


Les céphalées de tension sont trop souvent étiquetées de « psychogènes » alors que les mécanismes des céphalées de tension sont multifactoriels. Dans les formes épisodiques, la céphalée de tension est probablement liée à une tension musculaire excessive (notamment du cou) qui est favorisée par des facteurs posturaux et le stress. Dans la forme chronique qui peut être très invalidante, il est probable que la céphalée de tension résulte d’un mauvais fonctionnement des systèmes de contrôles de la douleur dont l’origine est encore inconnue.


3 - Les algies vasculaires de la face

Elles sont caractérisées par une douleur soudaine, comme un coup de poignard dans l’œil ou dans la région entourant l’œil, dans la région frontale, ou temporale, ou vers la pommette. L’intensité de cette douleur est inversement proportionnelle à sa durée.


Ces douleurs peuvent durer entre 15 minutes et trois heures, et peuvent survenir une à plusieurs fois par jour et ce, sur plusieurs semaines. Elles sont associées à d’autres signes au niveau de l’hémiface douloureuse comme un larmoiement, un œdème des paupières, une rougeur oculaire ou l'obstruction d'une narine. La personne est souvent en grand état d’agitation motrice.


4 - Les autres maux de tête

Les autres céphalées primaires correspondent essentiellement aux céphalées dites « circonstancielles » En effet, ce mal de tête peut être déclenché par un effort physique, un effort de toux ou une activité sexuelle...


Une céphalée de ce type exige une consultation par un médecin, éventuellement complétée par des examens. Cette attitude est obligatoire lors des premiers épisodes afin d’éliminer tout risque d’anévrisme et d’éviter le risque de sa rupture. Ce n’est que devant la répétition de ces maux de tête dans ces circonstances, et la normalité des examens complémentaires que le diagnostic de céphalée primaire pourra être porté.


Céphalées secondaires


Une céphalée secondaire est particulièrement suspectée quand une céphalée survient chez un sujet qui n’en décrit habituellement pas, et lorsque le mal de tête apparaît brutalement : ce que les médecins appellent une « céphalée en coup de tonnerre ».


Les affections pouvant entraîner des céphalées secondaires sont nombreuses, et couvrent pratiquement tout le champ de la médecine. Ces maux de tête peuvent être le résultat de dysfonctionnements bénins (sinusite aiguë, infection virale,…), ou parfois plus graves (maladie inflammatoire, méningite, tumeur cérébrale…), voire potentiellement mortelle (hémorragie méningée par rupture d’anévrisme).

C’est la raison pour laquelle un avis médical est absolument nécessaire.


En France, plus de sept millions de personnes souffrent de migraines, et moins d'un quart se traite. On pense trop souvent - à tort - qu'il n'y a pas beaucoup de solutions contre la migraine.


Pourtant, il existe des traitements capables de soulager les crises de migraine et d'en réduire la fréquence.


Bien que ce ne soit pas une maladie grave, ni mortelle, la migraine peut être réellement invalidante. Toutes les personnes concernées le savent trop bien… malheureusement.


Les facteurs déclenchants

La migraine peut survenir à n’importe quel moment et être déclenchée par un ou plusieurs facteurs propres à chaque personne. A vous d’essayer de trouver les signes entraînant une crise et de les éviter dans la mesure du possible. En voici une liste non exhaustive : > Le stress, > Les émotions fortes : positives ou négatives, > La fatigue et le manque de sommeil (vous pouvez en avoir également les jours de repos, c’est la migraine de décompression), > La lumière forte ou clignotante, > Les odeurs entêtantes, > La fumée de cigarettes, > Trop de temps passé devant un écran, > Les actions répétitives, > Des changements brusques de température, > Certains aliments (lourds, gras), le chocolat, des fromages... > L’alcool, > Pour les femmes, les règles, les suites de l’accouchement ou l’arrêt de l’allaitement. Beaucoup de femmes souffrent de migraines qui surviennent quelques jours ou quelques heures avant la période des règles. C'est le changement hormonal important qui provoque ce mal de tête. Pour ces migraines cataméniales, le médecin peut prescrire un anti-migraineux, ou parfois un traitement à base d'oestrogène deux jours avant les règles.


Trouver les bonnes adresses



A partir du moment où votre médecin généraliste aura diagnostiqué une migraine, il peut vous orienter vers un neurologue qui est le spécialiste de la migraine (surtout si le traitement prescrit en premier par votre médecin traitant ne fonctionne pas, ou encore si vous consommez beaucoup de médicaments sans effet vraiment probant). Vous pouvez aussi prendre rendez-vous en cabinet ou dans un hôpital ou une clinique, dans les centres anti-migraines ou anti-céphalées. A noter qu'il existe un centre d’accueil pour les petits migraineux à partir de 3 ans à l’hôpital Trousseau, à Paris. Il aidera à une bonne prise en charge de votre enfant qui souffre de migraines.


Médecines douces


S’il en voit la nécessité, votre médecin peut vous prescrire des séances de kinésithérapie ou d’ostéopathie. L’acupuncture peut aussi permettre d’obtenir de bons résultats. Certaines migraines ont des origines qui peuvent nécessiter l’intervention de myothérapies (telle que la méthode Mézière qui est une rééducation ayant pour but la relaxation musculaire).

> Les solutions homéo Si vous préférez l’homéopathie, sachez que le traitement doit vous être prescrit par votre homéopathe car chaque migraine est individuelle et demande une prise en charge adaptée. Les traitements les plus souvent proposés sont à base de Cyclamen 5 CH, Menyanthes 5 CH, Iris Versicolor 5 CH, Nux Vomica 5 CH, Kalium Bichromicum 5 CH, Spigelia 5 CH, Niccolum 5 CH, ou Sanguinaria 5 CH. > Les plantes Avant d’attaquer la médication classique sur ordonnance, sachez que la menthe poivrée ou la camomille romaine, sous forme d’infusions ou d’huiles essentielles en application locale, ainsi que la grande camomille sous forme d’infusion (ou de gélules) peuvent permettre de calmer les crises. La valériane et la passiflore interviendraient sur les migraines liées au stress, le rhizome sur les migraines liées aux règles, et le radis noir sur les migraines avec des symptômes digestifs.

Voilà quelques conseils pratiques anti-migraine...

> Le café Chez certains migraineux, la caféine est miraculeuse. Un petit expresso sucré avec une aspirine (si vous n’avez pas de contre-indication) vous sera salutaire. Si vous ne supportez pas le café, pensez au Cola gazeux caféiné. Le petit « truc » des migraineux est le café sucré posé sur la table de nuit pour le lendemain, au cas où la journée débute par une migraine. > Le froid est réputé resserrer les vaisseaux dilatés qui provoquent ce mal de tête. Essayez donc une poche de glace sur le côté douloureux (en mettant un linge entre la peau et la poche de glace). Pour en savoir plus : Des associations de migraineux ont vu le jour dans le monde entier pour une entraide et un support psychologique et pratique. Vous trouverez des informations sur les sites suivants : > www.sosmigraine.com, > www.lamigraine.org, > www.migraine.crp-sante.lu, > www.migraine-cephalee.com, > www.i-h-s.org, (ce site est en anglais). Sachez que dans les cas de migraines sévères provoquant des algies vasculaires de la face, une prise en charge à 100 % peut être établie par votre Caisse d'assurance maladie, sur demande de votre médecin traitant. Consultez aussi une liste non exhaustive de centres anti-migraine.